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Approche de gestion

Autour de la Réserve de Biosphère de la Pendjari, vivent les populations qui comptent parmi les plus pauvres du Bénin selon les indices disponibles. Il s’agit d’environ 40 000 riverains directs (environ 8 000 familles), qui exploitent régulièrement les ressources de la réserve. Avec 14 habitants au km², la densité est plutôt faible par rapport à l’ensemble du pays. La croissance démographique se situe autour de 3 %. La zone riveraine abrite les villages répartis sur deux principaux axes routiers :

  • Axe Tanguiéta – Batia : Tanguiéta, Bourniessou, Nanébou, Tchanwassaga, Pessagou, Tanougou, Tchafarga, Sangou, Kolégou et Batia
  • Axe Tanguiéta – Porga : Sépounga, Tiélé, Mamoussa, Tounséga, Dassari, Nagasséga, Pouri, Firihiun, Wantéhoun, Kani, Daga et Porga.

D’autres villages et hameaux sont plus éloignés mais exercent également une influence sur les ressources de la réserve. On peut citer entre autres Tétonga, Tantéga, Tankouari, Setchéndiga, Pingou (Nouriahoun et Mounsahou), Tchatingou.

Si la chefferie traditionnelle joue toujours un rôle important, par exemple dans l’attribution des terres, les institutions administratives modernes sont également présentes et se trouvent renforcées avec la décentralisation. Les Conseils Communaux élus ont désormais un rôle important à jouer dans le développement socio-économique des communes et par conséquent dans la zone de transition de la réserve. Dans le cadre de ce développement, d’autres formes d’organisation sociale ont émergé sur l’initiative de projets de coopération divers et sont présentes dans pratiquement tous les villages. Parmi ces organisations socioprofessionnelles on note les Comités Villageois de Développement, les groupements villageois, les groupements féminins, divers comités de gestion, les groupements de pêcheurs, l’Association pour le Développement Touristique de la Pendjari et surtout les Associations Villageoises de Gestion des Réserves de Faune (AVIGREF). Ces dernières sont les principaux partenaires de l’administration du parc dans la gestion de la RBP.

L’opérationnalité de toutes ces structures dépend des activités menées et surtout du profit que les membres peuvent en tirer. En ce qui concerne l’infrastructure sociale, la zone est relativement bien couverte avec des services sociaux (santé, éducation). C’est le faible niveau de revenus qui limite l’accès à ces services. Toutes ces populations riveraines utilisent à des degrés différents les ressources naturelles de la réserve ou plus précisément des Zones Cynégétiques.

Depuis 2001, un mode de gestion durable des ressources de la réserve est mis en œuvre à travers le principe de la cogestion. Le but de ce principe est de concilier les exigences écologiques de la gestion de la réserve avec les besoins d’utilisation des ressources par les populations riveraines, en vue de tendre vers un équilibre qui garantit l’intégrité de la réserve. Dans cette dynamique, des avantages financiers et matériels sont donnés aux populations riveraines en vue de réduire leurs pressions sur la réserve. Ainsi, outre les emplois créés, les divers avantages matériels et les revenus issus du développement des initiatives écotouristiques, 30% des recettes de la réserve sont reversées aux populations riveraines à travers les Associations Villageoises de Gestion des Réserves de Faunes (AVIGREF).


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